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.L'historique du ski
de vitesse
Le
ski de vitesse est une des disciplines les plus anciennes du ski.
Il y a déjà plus d’un siècle, des chercheurs d’or et des bûcherons
nord américains se lançaient des défis de vitesse sur les pentes
des Rocheuses.
Ces précurseurs s'élancent alors "straight down", droit
dans la pente, depuis le sommet des montagnes, simplement pour passer
le temps. |
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Mais c’est sans doute, en Scandinavie
que les premiers skieurs de vitesse virent le jour au siècle
dernier. Ils étaient équipés en télémark. Puis ensuite
on voit apparaître le ski de vitesse à Murren en Suisse, où ils
sont également une poignée d'adeptes de la trace directe sur "la
piste de l'arbre seul".
Epreuve initiatique
pour les skieurs de descente, le ski de vitesse prend petit
à petit une nouvelle dimension sous l’impulsion du Dr Walter
Amstuzt. Ce médecin de Saint Moritz et descendeur émérite
est en effet à la recherche de ses limites personnelles comme
de celles de la science expérimentale, s’interrogeant sur
la vitesse qu’un skieur peut atteindre. |
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C’est pour donner une réponse scientifique à cette
question, qu'il organise en 1930 la première
compétition de kilomètre lancée sur ski, le trophée des
bouquetins volants. C’est ainsi qu’en 1932 un premier record
du monde de vitesse est établi par l'autrichien Léo
Gasper avec 139.600Km/h. Sans le savoir, ce jeune skieur
ouvre une brèche et donne le coup d'envoi d'une fabuleuse aventure
humaine et technologique : la course au record du monde de vitesse
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Après la seconde
guerre mondiale, les Italiens s'intéressent à leur tour au Kilomètre
lancé. A Cervinia le "Kilometro Lanciato" prend
un nouveau départ dés 1959. Léo Gasper est passé par là...chaque
été des fous de vitesse affluent des quatre coins du monde pour
prendre le départ du Trophée Rivetti de KL.
En 1974, l’une des figures emblématiques de la
discipline, l'américain Steve McKinney, fait ainsi ses premiers
runs sur la piste de plateau Rosa à Cervinia. Quatre ans
plus tard, à Portillo du Chili, il entre dans la légende
en franchissant la barre des 200Km/h. |
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Les Jeux
olympique pour le ski de vitesse :
A la recherche de nouveaux couloirs susceptibles
de leur offrir un terrain de jeu adéquat, ces skieurs et quelques
visionnaires français lancent alors l’âge d’or du ski de
vitesse : Les Arcs débutent en 1982 et la station accueillera l'unique
épreuve olympique de KL, épreuve de démonstration des jeux d'Albertville.
Le Francais Michael Prufer (229.232Km/h) et la Finlandaise Tarja
Mularin(219,245Km/h) sont alors sacrés champions olympiques (1992),
les premier et derniers dans l'histoire de la discipline, puisque
le KL ne figure plus au programme des olympiades.
La station de Vars avec la piste de Chabrières, la plus
impressionnante au monde, offrant une pente de 98%, devient le terrain
de tous les records lors de nombreuses compétitions sous l’égide
de France ski de vitesse. |
De
1993 à 2004 :
Le record passe des mains de Philippe GOITSCHEL (233.610km/h)
à celles de l'Americain Jeffrey HAMILTON (241.448km/h),
puis c'est le Français Philippe BILLY qui, sur la piste
de Chabrières à VARS, le porte à 243.105km/h, en 1997,
avant de se voir, lui même, dépassé par l'Autrichien Harry EGGER
en 1999.
En 2002, C'est le Français Philippe GOITSCHEL qui
en est dépositaire avec 250.700km/h réalisé, sur
sa piste fétiche des ARCS.
Chez les dames c'est la Française Karine DUBOUCHET
qui est la plus rapide de tous les temps avec 242.260km/h. |

Vars, Philippe Billy
- 2000 |
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Vars - Tentative de record
-2000 |
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Depuis fin 2004 :
Le ski de vitesse Français retourne cependant en 2004 dans le giron
de la Fédération Française de Ski avec la création d'une commission
nationale qui assoie la légitimité de cette discipline au sein des
clubs, comités, et dans les instances internationales.
Dès lors les règles du jeu changent et les courses officielles ne
se conçoivent plus comme des courses aux records. On distingue alors
deux types de courses, les courses officielles FIS avec coupe du
monde, championnats du monde, et les course sans limites.
Certains aménagements permettent néanmoins de garantir le spectacle
tout en restant dans un cadre de compétition officielle.
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Avril
2006 :
Des conditions météo favorables et une piste parfaite permettent de
nouvelles tentatives de record.
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C’est
ainsi qu’en 2006 l'italien Simone
ORIGONE porte le nouveau record à 251.40
km/h et la suédoise Sanna TIDSTRAND
le repousse à 242.59km/h. |
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Simone Origone - Vars -
2008 |
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Sanna Tidstrand - Vars
- 2008 |
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En
janvier 2008, La station de Vars renoue avec le ski de vitesse et
les grands évènements en organisant la manche de la coupe du monde.
L’ensemble
des participants, partenaires, organisateurs et spectateurs souhaitent
alors voir se dérouler le championnat du monde de KL sur la piste
de Chabrières.
Témoin de cette évolution, et de la volonté de tous, la fédération
internationale de ski choisit Vars et sa piste pour ce championnat
du monde 2009. Ainsi,
la piste mythique de Chabrières qui a fait rêver
la plupart des skieurs de vitesse depuis de nombreuses années
va devenir le théâtre d’une des plus belle compétitions
de ski de vitesse jamais organisées.
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Au cours d’un run, ils sont constamment
entre la glisse et l’air. En apprenant à skier vite,
en contrôlant un maximum de paramètres, les skieurs de vitesse
peuvent gérer les risques.
Pour réaliser des performances, le skieur privilégie la technologie
de pointe et l’entraînement qui constituent les seules armes du
descendeur face aux risques élevés de la discipline.
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Lorsque
le skieur s’élance sur la piste dont l’inclinaison peut être vertigineuse,
il passe d’un sport facile d’accès, à celui de discipline sportive
extrêmement rigoureuse.
Lancé à la vitesse d’un parachutiste en chute libre, tous les paramètres
de sécurité doivent être réunis pour la pratique de ce sport. Le
professionnalisme s’érige en dogme.
A de telles vitesses, la simplicité d’un sport pratiqué devient
indissociable d’un entraînement, d’un matériel et d’une technologie
s’apparentant à la formule 1. |
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