COUPE DU MONDE
DE SKI DE VITESSE

27/01/2010 - 01/02/2010
VARS.Hautes-Alpes.France












 

.L'historique du ski de vitesse

Le ski de vitesse est une des disciplines les plus anciennes du ski. Il y a déjà plus d’un siècle, des chercheurs d’or et des bûcherons nord américains se lançaient des défis de vitesse sur les pentes des Rocheuses.
Ces précurseurs s'élancent alors "straight down", droit dans la pente, depuis le sommet des montagnes, simplement pour passer le temps.


Mais c’est sans doute, en Scandinavie que les premiers skieurs de vitesse virent le jour au siècle dernier. Ils étaient équipés en télémark. Puis ensuite on voit apparaître le ski de vitesse à Murren en Suisse, où ils sont également une poignée d'adeptes de la trace directe sur "la piste de l'arbre seul".
Epreuve initiatique pour les skieurs de descente, le ski de vitesse prend petit à petit une nouvelle dimension sous l’impulsion du Dr Walter Amstuzt. Ce médecin de Saint Moritz et descendeur émérite est en effet à la recherche de ses limites personnelles comme de celles de la science expérimentale, s’interrogeant sur la vitesse qu’un skieur peut atteindre.

C’est pour donner une réponse scientifique à cette question, qu'il organise en 1930 la première compétition de kilomètre lancée sur ski, le trophée des bouquetins volants. C’est ainsi qu’en 1932 un premier record du monde de vitesse est établi par l'autrichien Léo Gasper avec 139.600Km/h. Sans le savoir, ce jeune skieur ouvre une brèche et donne le coup d'envoi d'une fabuleuse aventure humaine et technologique : la course au record du monde de vitesse 

Après la seconde guerre mondiale, les Italiens s'intéressent à leur tour au Kilomètre lancé. A Cervinia le "Kilometro Lanciato" prend un nouveau départ dés 1959. Léo Gasper est passé par là...chaque été des fous de vitesse affluent des quatre coins du monde pour prendre le départ du Trophée Rivetti de KL.

En 1974, l’une des figures emblématiques de la discipline, l'américain Steve McKinney, fait ainsi ses premiers runs sur la piste de plateau Rosa à Cervinia. Quatre ans plus tard, à Portillo du Chili, il entre dans la légende en franchissant la barre des 200Km/h.

Les Jeux olympique pour le ski de vitesse :

A la recherche de nouveaux couloirs susceptibles de leur offrir un terrain de jeu adéquat, ces skieurs et quelques visionnaires français lancent alors l’âge d’or du ski de vitesse : Les Arcs débutent en 1982 et la station accueillera l'unique épreuve olympique de KL, épreuve de démonstration des jeux d'Albertville.

Le Francais Michael Prufer (229.232Km/h) et la Finlandaise Tarja Mularin(219,245Km/h) sont alors sacrés champions olympiques (1992), les premier et derniers dans l'histoire de la discipline, puisque le KL ne figure plus au programme des olympiades.

La station de Vars avec la piste de Chabrières, la plus impressionnante au monde, offrant une pente de 98%, devient le terrain de tous les records lors de nombreuses compétitions sous l’égide de France ski de vitesse.


De 1993 à 2004 :

Le record passe des mains de Philippe GOITSCHEL (233.610km/h) à celles de l'Americain Jeffrey HAMILTON (241.448km/h), puis c'est le Français Philippe BILLY qui, sur la piste de Chabrières à VARS, le porte à 243.105km/h, en 1997, avant de se voir, lui même, dépassé par l'Autrichien Harry EGGER en 1999.

En 2002, C'est le Français Philippe GOITSCHEL qui en est dépositaire avec 250.700km/h réalisé, sur sa piste fétiche des ARCS.
Chez les dames c'est la Française Karine DUBOUCHET qui est la plus rapide de tous les temps avec 242.260km/h.

Vars, Philippe Billy - 2000


Vars - Tentative de record -2000

Depuis fin 2004 :

Le ski de vitesse Français retourne cependant en 2004 dans le giron de la Fédération Française de Ski avec la création d'une commission nationale qui assoie la légitimité de cette discipline au sein des clubs, comités, et dans les instances internationales.

Dès lors les règles du jeu changent et les courses officielles ne se conçoivent plus comme des courses aux records. On distingue alors deux types de courses, les courses officielles FIS avec coupe du monde, championnats du monde, et les course sans limites.

Certains aménagements permettent néanmoins de garantir le spectacle tout en restant dans un cadre de compétition officielle.
Avril 2006 :

Des conditions météo favorables et une piste parfaite permettent de nouvelles tentatives de record.
C’est ainsi qu’en 2006 l'italien Simone ORIGONE porte le nouveau record à 251.40 km/h et la suédoise Sanna TIDSTRAND le repousse à 242.59km/h.
Simone Origone - Vars - 2008
Sanna Tidstrand - Vars - 2008

En janvier 2008, La station de Vars renoue avec le ski de vitesse et les grands évènements en organisant la manche de la coupe du monde.

L’ensemble des participants, partenaires, organisateurs et spectateurs souhaitent alors voir se dérouler le championnat du monde de KL sur la piste de Chabrières.
Témoin de cette évolution, et de la volonté de tous, la fédération internationale de ski choisit Vars et sa piste pour ce championnat du monde 2009.


Ainsi, la piste mythique de Chabrières qui a fait rêver la plupart des skieurs de vitesse depuis de nombreuses années va devenir le théâtre d’une des plus belle compétitions de ski de vitesse jamais organisées.
17 nations, 108 coureurs, 60 000 kmh cumulés, un enneigement record, 280 heures de damage à 2750 mètres d’altitude pour le 16ème rendez vous mondial de Ski de Vitesse organisé à Vars –Hautes Alpes- depuis la création de la piste en 1990.

Retrouvez les résultats, les photos, les retombées presse...>>


Au cours d’un run, ils sont constamment entre la glisse et l’air. En apprenant à skier vite, en contrôlant un maximum de paramètres, les skieurs de vitesse peuvent gérer les risques.
Pour réaliser des performances, le skieur privilégie la technologie de pointe et l’entraînement qui constituent les seules armes du descendeur face aux risques élevés de la discipline.


Lorsque le skieur s’élance sur la piste dont l’inclinaison peut être vertigineuse, il passe d’un sport facile d’accès, à celui de discipline sportive extrêmement rigoureuse.

Lancé à la vitesse d’un parachutiste en chute libre, tous les paramètres de sécurité doivent être réunis pour la pratique de ce sport. Le professionnalisme s’érige en dogme.

A de telles vitesses, la simplicité d’un sport pratiqué devient indissociable d’un entraînement, d’un matériel et d’une technologie s’apparentant à la formule 1.